lundi 2 juin 2008

Odeurs de liberté

Nous nous sommes endormis sur un fou rire. Sur un doux moment de bonheur parce qu'il tirait les couvertures et prenait toute la place dans le lit. Moins de six heures plus tard, il s'est réveillé pour aller travailler et je suis restée couchée.
J'étais bien.


Le soleil perçait au travers du rideau. Les couvertures entremêlées étaient au bout du lit. Il devait être en train de déjeuner... et moi j'essayais de continuer à dormir. Juste un peu. Pour profiter éternellement de ce moment.
Pour rêver encore un peu à tout ça, pour rêver encore... juste un peu.


Parce que j'essaie de cacher dans mes poches le plus de moments comme celui-là. Pour pouvoir me créer un chemin à travers les épines. Parce que je marche... les pieds nus dans cette terre. Cette terre noire et rouge. Aride. Parce que je le vois, pas très loin. Je vois ce boisé, cet havre de repos.
Ce petit coin de paradis que j'essaie d'atteindre..


[...]

Un grand besoin de liberté, de courir dans un champ, de crier au sommet d'une montagne, de m'échapper.. Un grand besoin de changement, comme à tous les étés. Je commence toujours par les cheveux, comme un drôle de rituel. Pas de rose cet été, peut-être des mèches. Je prends rendez-vous chez ma coiffeuse dès que j'y pense... Car ma tête ne veut pas aller droit aujourd'hui, elle zigzague au-travers des rêves et des oiseaux de lune. Elle vole vers l'infini pour apercevoir le soleil se coucher.
Elle essaie de vivre..


Un petit saut à droite, un petit saut à gauche. Un bonbon par-ci, un sourire par là. Un petit monde rose et crème. Un grand arbre sous lequel on peut lire. Une grande scène pour la musique. Un vélo et des chemins de terre à perte de vue. Des bulles de savon dans l'air, au-delà des cerfs-volant. Une montagne au loin, majestueuse. Un petit monde d'enfant où j'irai dormir...
enfin

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